Un matin comme tous les autres… presque

20130515-spoon

Ils étaient quatre dans la petite salle de bains. La maman était en train de mettre ses lentilles. Le fils était devant la glace, ses doigts dans ses cheveux. Le père était à genoux à côté de la baignoire où la petite fille toute couverte de savon et de mousse gazouillait. C’était un matin comme tous les autres. Jusqu’à ce que…

Les gazouillements du bébé se sont transformés en grimaces. Et ça a commencé.

Aïe, NON, pas ça !! Chérie, elle fait caca ! Vite, va chercher une grosse cuillère ! Je la sors tout de suite !

La mère court, à moitié aveugle.

Le père soulève la petite toute glissante du bain et demande au fils de lui chercher une serviette.

J’peux pas, j’ai du gel sur les doigts !

J’m’en fous ! Elle GLISSE !! Vite !

Enfin, la petite est emballée, la tête sort de la serviette, les cheveux tout mousseux, les gazouillements reprennent.

La maman revient avec une grosse jarre pour repêcher le caca.
UNE CUILLERE ! Je t’ai demandé une cuillère !!

Je PENSAIS que cela marcherait mieux !!
Elle repart toute fâchée chercher une cuillère, bousculant le fils devant le miroir les doigts toujours dans les cheveux.

Aïe, NON !! Elle fait caca dans la serviette !!! Vite, cherche-moi une autre serviette !!

J’peux pas, j’ai encore du gel sur les doigts !

La mère revient, bousculant le père-qui-tient-le-bébé-mousseux-qui-a-fait-caca-dans-la-baignore-ensuite-dans-la-serviette, une grosse cuillère à la main, se met à genoux à côté de la baignoire et commence à chasser la flotte.

Le père arrive à peine à désemballer la petite, à lui essuyer le derrière, et à rouvrir le placard pour chercher une autre serviette. Il est soulagé. Presque.

Le bébé posé en équilibre sur le bras droit, le linge sale dans la main gauche, il se penche pour ouvrir les portes du bas du placard et KRACH…. il se déchire le pantalon. Il se lève subitement et PAFF … il se cogne la tête sur la porte ouverte du placard en haut.

Gazouillements. Sourires. C’est le papa-manège. Le bébé ne tombe pas.

C’était un matin comme tous les autres. Presque.